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Suivi des petits rorquals: Résultats d’une étude à long terme

Dans le cadre de notre projet de suivi des petits rorquals, l’équipe du Mériscope a analysé les données des observations des années 2001-2013. Deux résultats concrets de cette étude sont une thèse de baccalauréat à l’École Polytechnique Fédérale de Zurich et le lancement de notre catalogue de petits rorquals. Nous avons aussi initié une large collaboration avec Dr. Brian Kot et la Station de recherche des Îles Mingan (MICS) afin de couvrir les populations de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent avec notre programme de suivi des petits rorquals.

Sandra Striegel, étudiante en sciences de l’environnement à l’École Polytechnique Fédérale de Zurich, a analysé la distribution spatio-temporelle des petits rorquals du Saint-Laurent en utilisant des données de photo-identification géo-référencées des années 2004-2012. Cette étude était la base de notre catalogue de petits rorquals. Les résultats indiquent quelles sont les régions fréquentées par les 80 petits rorquals qui étaient pris en considération dans le cadre de cette étude. Pour sa thèse de baccalauréat à l’École Polytechnique Fédérale de Zurich, Sandra Striegel a reçu la meilleure note.

Anna Jemmett et Jack Ward, deux biologistes provenant de l’Écosse, ont agrandi le catalogue en traitant nos données de la saison 2013 des petits rorquals à l’aide d’un logiciel spécialisé à l’identification de cétacés. Ensuite, dans un effort infatigable, Johanne Lemieux (Longueuil) et Anna Jemmett ont analysé les données des petits rorquals du golfe. Actuellement, le catalogue compte 180 petits rorquals individuels, mais il pourrait y avoir quelques-uns de plus une fois l’étude terminée.

Le but de notre suivi des petits rorquals est de mieux comprendre l’utilisation de l’habitat et la structure des populations de petits rorquals du golfe du Saint-Laurent, et d’analyser la pollution sonore de leur environnement. À ce but, nous avons initié une large collaboration avec d’autres stations de recherche et des instituts, par exemple la Station de recherche des Îles Mingan (MICS) et Dr. Brian Kot de l’Université A&M du Texas à Galveston. Seulement si nous connaissons les aires d’alimentation, la structure des populations, et l’impact créé par le bruit sous l’eau, nous serons capables de protéger les petits rorquals de façon efficace.

Photos: Bruno Zumstein, Johanne Lemieux, Dany Zbinden, Pierre Bolduc




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